Les commerces indépendants jouent un rôle clé dans la vie des quartiers en tissant des liens entre les habitants et en créant un esprit de communauté.
Depuis son ouverture, Sous le Préau est bien plus qu’une boutique de jouets. Sa fondatrice, Mélusine, a voulu créer un lieu de rassemblement. Un lieu où les habitants peuvent se retrouver, discuter, et où les enfants prennent plaisir à passer du temps. Nous l’avons rencontrée pour discuter de sa vision du rôle des commerces de quartier.
Comment votre boutique participe-t-elle à la vie de quartier ?
Je n’ai pas voulu créer un simple commerce, mais un véritable lieu de rassemblement. C’est pour cela que nous avons choisi de l’appeler “Sous le Préau”. C’est un endroit où les enfants s’arrêtent en attendant leurs parents, ou font une pause entre l’école et la maison. Ici, les gens ne viennent pas seulement pour acheter ; ils passent souvent juste pour dire bonjour.
Nous organisons aussi plein d’activités. Des collectes de cadeaux pour une association d’enfants défavorisés à Noël, des concours pour les enfants, et même des goûters. On propose aussi de la seconde main pour rendre certains produits plus accessibles. L’idée, c’est vraiment de créer un lieu où chacun se sent bien et où la communauté peut se rassembler.
Certains de mes produits ont été sélectionnés grâce aux échanges avec les habitants du quartier. C’est ainsi que j’ai découvert les affiches Pipattes. Anne-Cécile, l’épouse de Pipa, est une cliente, au fil de nos conversations, elle m’a parlé du travail de son mari. En voyant ses créations, j’ai eu un véritable coup de cœur pour les affiches et j’ai décidé de les proposer en boutique.
C’est ce genre de petites histoires qui rend ce travail si spécial et gratifiant.

Qu’est-ce qui rend votre magasin spécial pour les gens du quartier ?
La personnalisation est vraiment notre marque de fabrique. Quand les parents viennent acheter un cadeau pour un anniversaire, ils me disent pour qui c’est, et souvent, je connais l’enfant qui fête son anniversaire. Cela me permet de conseiller les invités et d’éviter les doublons. Je fais attention aux goûts de chaque enfant, et je guide les parents en fonction de ce qu’ils aiment.
Comme je teste tous les produits que je vends, je peux aussi donner des conseils très précis sur leur utilisation. Chaque jouet, chaque peluche, je les connais sur le bout des doigts, ou alors je fais tester par un enfant du bon âge.
Comment conseillez-vous les parents pour trouver le cadeau idéal ?
Il est essentiel de connaître l’enfant pour bien le conseiller. Si je ne le connais pas, je pose des questions aux parents : quel âge a-t-il ? Est-ce un garçon ou une fille ? Quels sont ses intérêts ? Quel est son caractère ?
Par exemple, s’il s’agit d’un enfant hyperactif, je demande aux parents s’ils veulent essayer de le calmer ou au contraire de suivre son énergie. Si c’est pour le calmer, je recommande un puzzle, mais en précisant qu’il est important de le faire avec lui, pour en faire un moment partagé.
Mon conseil va au-delà du simple produit ; j’aide les parents à trouver des moyens d’utiliser le jouet pour en tirer le meilleur parti, que ce soit en famille ou pour développer certaines compétences de l’enfant.

Parlez-nous des affiches Pipattes ?
Les affiches Pipattes me plaisent particulièrement parce qu’elles ont chacune leur propre univers, leur propre caractère, permettant à chaque enfant de trouver celle qui correspond à sa personnalité.
Par exemple, Lapard, douce et poétique, touche beaucoup de parents. Elle est très prisée pour les tout-petits. Tigouin, quant à lui, est perçu comme le professeur bienveillant qui veille et protège, tandis que Lapinours incarne le doux rêveur.
Chaque affiche résonne différemment selon l’enfant ou le parent, chacun y trouvant quelque chose qui lui parle. Un jour, un client a acheté l’affiche du Guépargot pour transmettre un message à son fils : “Fonce dans la vie, mais n’oublie pas de réfléchir.” C’est ce qui rend les affiches Pipattes si spéciales : chacun peut inventer sa propre histoire et construire un univers unique autour de l’illustration.
J’adore mettre en avant ces affiches. En vitrine elles attirent tout de suite l’œil et l’année dernière, nous avons même organisé un concours. Pipa est venu signer les affiches des gagnants lors d’un goûter. Le succès a été tel que les créations des enfants ont débordé jusque dans la vitrine !
Avez-vous eu des retours amusants ou touchants de clients ayant acheté des affiches ?
Oui, énormément ! Il y a une maman qui, entre ses deux enfants, a fini par acheter toutes les affiches Pipattes et attend maintenant impatiemment chaque nouvelle création.
Quand je présente les affiches, j’aime mettre en avant le lien ou l’opposition des animaux représentés dans chaque affiche : grand/petit, lourd/léger, proie/prédateur, etc. Un jour un client m’a demandé celui de Canours (mi canard/mi ours) et je n’ai pas su répondre. Ce client est revenu une semaine plus tard pour me dire qu’il avait trouvé : “Le miel, c’est du sucre, et quand on met du sucre dans un café, c’est un canard.” Les affiches Pipattes marquent les esprits et offrent plein de possibilités de jeux.
Souvent les enfants s’arrêtent devant la vitrine, fascinés par les détails des affiches. Certains y passent des heures, et ça fait maintenant partie de leur rituel quotidien après l’école. Une maman jouait même à “trouve-le” avec ses enfants, en leur demandant de repérer des éléments cachés sur les affiches.

Les commerces de quartier, comme « Sous le Préau », ajoutent une touche humaine et chaleureuse à la vie locale. Ils offrent aux habitants un espace pour se rencontrer et échanger, un lien social essentiel dans un monde qui va si vite.
Grâce à l’engagement de Mélusine, ce lieu est devenu un véritable repère pour les familles du quartier. Elles peuvent y trouver le cadeau idéal, guidées par les conseils d’une commerçante passionnée qui connaît parfaitement ses produits et prend le temps d’apprendre à connaître ses clients.
