Les grands-mères à l’honneur 💛

Fév 2025 | activités en famille

Elles bercent nos souvenirs d’enfance, transmettent leurs secrets de famille et savent mieux que personne réchauffer les cœurs. À l’approche de la fête des grands-mères, nous avons voulu leur donner la parole.  

Aujourd’hui, nous rencontrons Catherine une jeune grand-mère de 6, qui nous parle avec tendresse de sa relation avec ses petits-enfants. 

Quel est pour vous le rôle d’une grand-mère ? 

Être une grand-mère, c’est pouvoir tout entendre, tout accepter, tout ce qui n’est pas toujours évident pour les parents. C’est être la confidente, celle qui garde les secrets, celle à qui l’on ose dire ce que l’on tait aux parents. Une grand-mère comprend et apaise. Elle ramène à la raison sans jamais imposer d’autorité.  

C’est aussi une présence joyeuse, complice, libérée des contraintes éducatives. Avec elle, les règles s’assouplissent un peu, le jeu prend plus de place. Chez moi, nous vivons dans un manoir entouré de champs et de chemins de terre. Après la pluie, de grandes flaques se forment, et mes petits-enfants, à vélo, s’y lancent à toute vitesse, éclaboussés de boue jusqu’à la tête et rient aux éclats. Ce qui serait interdit avec les parents.  

Quel genre de grand-mère êtes-vous ?  

Je suis une jeune grand-mère, active et dynamique. J’ai encore l’énergie de participer à leurs activités et leurs aventures. Avec eux, je cours, je fais des jeux de société, des toboggans aquatiques… Nous sommes des complices de jeux. 

Avez-vous des rituels, des traditions avec eux ? 

Oui, beaucoup ! Nos petits rituels sont précieux :  

  • Le câlin du matin, accompagné de la chanson, À la claire fontaine – ma petite-fille, aujourd’hui âgée de 10 ans, y tient encore !  
  • Les œufs brouillés ou au plat du matin, un incontournable.  
  • La photo dans les jonquilles, chaque année au printemps.  
  • L’histoire du soir est très importante.  

Comment conciliez-vous votre vie personnelle et votre rôle de grand-mère ? 

Nous ne vivons pas à côté, mais quand ils viennent, c’est pour une ou deux semaines, et ce temps-là leur est entièrement consacré. Je mets tout le reste entre parenthèses pour profiter pleinement de ces moments avec eux.  

Pensez-vous que le rôle de grand-mère a changé par rapport à la génération précédente ? 

Oh oui, le rôle des grands-mères a évolué, tout comme celui des parents ! J’adorais mes grands-parents, mais il y avait une certaine distance. Aujourd’hui, la relation est plus complice, plus proche.  

Quels sont pour vous les plus beaux aspects de cette relation ? 

Les éclats de rire, de la joie dans la maison. Quand ils sont là, tout prend vie, tout est plus lumineux. Comme le dit si bien Bénabar dans Quatre murs et un toit, ils amènent une énergie incroyable.  

Et les moins bons ? 

Quand les caractères s’affirment, c’est plus difficile. En tant que parent, on assume naturellement ce rôle d’éducation, on y fait face sans trop se poser de questions. Mais en tant que grand-parent, il est parfois plus difficile d’accepter certains conflits ou tensions.  

Avez-vous des conseils à donner aux futurs grands-parents qui se demandent comment créer un lien fort avec leurs petits-enfants ?               

Pas de conseils à donner, si ce n’est d’aimer et de s’intéresser à eux, à leur vie, à leurs activités. 

Le lien se construit avec le temps. Quand ma petite-fille est née, j’ai mis un mois avant de me sentir vraiment grand-mère. Comme pour un père qui ne vit pas la grossesse, il faut un moment pour que le lien prenne vie. Mais une fois-là, c’est un amour inconditionnel.  Avant sa naissance, je me demandais si je serais une bonne grand-mère mais la réponse est évidente : quand l’amour est là, nous sommes forcément de bons grands-parents.